Culture et patrimoine

 

VISITES  A  SAINT-PEREUSE

 

L'Eglise de Saint-Péreuse : XIIème siècle-1868

De style néo-roman, elle fut en partie reconstruite au XIXème siècle sous les directives de M. Andoche PARTHIOT, architecte de Château-Chinon, en granit. L'édifice primitif dont seuls le choeur et l'abside ont été conservés, datait du XIIème siècle. La tour carré du clocher, bâtie sur l'entrée, est surmontée d'une flèche octogonale.

Les familles du Pré de Saint-Maur et Tassin de Saint-Péreuse, ayant participé financièrement à la reconstrucion de l'église, ont obtenu en remerciement la concession des deux chapelles latérales.

              Eglise de Saint-Péreuse          Eglise

 

L'Ancien Presbytère : début du XIXème siècle  -  en granit

C'est une salle de l'ancien presbytère qui sert pour les offices religieux de la paroisse en attendant la reconstruction de la nouvelle église, d'où la présence du bénitier provenant de l'édifice détruit. Plus tard, cette même salle sert d'écuries à chevaux, puis de bûcher. Le bâtiment, laissé vacant par le dernier curé au milieu des années 1980, est loué après restauration. Cette salle a aussi servi pour le catéchisme.

 

L'ensemble Mairie-Ecole : 1888-1898  -  Architectes : Semence et Bobin  -  En granit et calcaire

Saint-Péreuse compte plus de 900 habitants en 1885. Il existe depuis 1865, dans le village, une école publique où 65 garçons se disputent 36 places, et une école privée congréganiste de filles au hameau du Chemin, distant de 3 kilomètres. Une école spéciale de filles est ouverte dans le village en 1885, dans une maison de location jugée insuffisante. L'école congréganiste ferme en 1892. Le bâtiment abritant l'école des garçons et la mairie est délabré, le plancher menaçant de s'effondrer. La mairie décide donc en 1897 la restauration du bâtiment de l'école des garçons et la construction d'une école de filles, incorporée dans le même ensemble, formant ainsi un groupe scolaire. Grâce au regroupement pédagogique, il reste encore une classe à Saint-Péreuse.

Bâtiment de l'école

 

Arbre classé dans le patrimoine forestier du Parc du Morvan

Chêne pédonculé figurant à l'inventaire des arbres remarquables du Morvan. Situé au lieu-dit "la Pommeraie", il est visible de la voie communale. Hauteur 14,5 mètres. Circonférence 5,25 mètres. Issu de la pratique de l'étolage, cet arbre se creuse et permet aux plus joueurs de s'y cacher.

 

                                                                                          Chêne à Saint-Péreuse

 

Le Château de Besne

Le Château de Besne fut édifié au XVème siècle par Guillaume de Grandrye, Seigneur de Saint-Péreuse sur les ruines d'un édifice antérieur datant du XIIème siècle dont il reste les caves. En 1794, le Comte d'Aunay vendit Saint-Péreuse, Coeurty et Besne à Pierre-François Tassin, descendant de Jehan Tassin, un des défenseurs d'Orléans en 1429. Pierre-François Tassin dont la famille fut anoblie par Louis XVI pu ajouter au nom de Tassin celui de la terre de Saint-Péreuse. L'édifice subit diverses transformations à différentes époques, mais garde une allure médiévale grâce à ses 4 tours rondes.

Le Baron Pierre Tassin de Saint-Péreuse (1910-1995), qui a épousé en juin 1947 Marie-Madeleine Françoise de Vincens de Causens, a été maire de la Commune de 1977 à 1983. Le château est toujours propriété de sa famille qui y réside.

www.ordredelalibération.fr/fr_compagnon/889.html

 

           Château de Besne -Saint-Péreuse

 

Le Château de Saulières  

C'est en 1786, trois ans avant la révolution française, que le vicomte de Saulières achève la construction de ce château. La toiture, la charpente et une partie du vieux château féodal de Champdioux auraient servi à sa construction. Un peu avant sa mort, à la fin du XVIIIème siècle, il fait construire au milieu des bois, face à l'étang de l'Isle, une chapelle afin d'y être inhumé. Il décèdera avant d'avoir terminé les travaux qui sont ainsi restés inachevés. 

Au début du XIXème siècle, l'ensemble de la propriété est vendu à M. Georges Léon René du Pré de Saint-Maur (1846-1919). En 1874, celui-ci épouse Suzanne de Bourbon-Busset, originaire de Versailles. C'est lui qui fera construire la chapelle située à côté du château et dans laquelle se trouve le caveau familial. Le château et les biens alentours, dont la maison féodale avec son colombier et ses dépendances, appartiennent toujours aux descendants de la famille du Pré de Saint-Maur.

Sur votre chemin, proche du château de Saulières, vous pourrez vous promener sur les bords de l'étang de l'Isle (pêche) et voir la chapelle inachevée.

                                                                                       Château de Saulières - Saint-Péreuse

 

Le Moulin du Niray : XVIIIème siècle  -  en granit -

Le moulin se trouve au bord du Veynon. La roue, plus haute que le toit, est détruite par le feu vers 1930. Joseph Lagrange le déplore dans l'un de ses poèmes : "..., mais un jour partit le meunier, on brûla la roue au foyer, et la meule devint muette".

 

Les Vestiges de Gibet (vers le XVème siècle, au Toureau de Remondot)

Le gibet date vraisemblablement de l'époque des guerres qui ont opposé Louis XI et Charles le Téméraire et qui ont déchiré toute la région. Le seigneur de Saint-Péreuse avait droit de haute et basse justice. Le gibet était constitué de 4poteaux plantés chacun dans une sorte de dé de pierre, réunis à leur sommet par un cadre et tenus par des jambes de force. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands occupent la colline, où ils installent un poste d'observation pour surveiller la route de Nevers. Après la guerre, trois pierres étaient encore visibles ; il n'en reste qu'une seule.

 

Tronçon de Voie Antique (période gallo-romaine)

Des vestiges gallo-romains, découverts à Saint-Péreuse et à Villars, attestent l'occupation du site au début de l'ère chrétienne.

Ce tronçon de voie, identifié à la limite occidentale de la commune, devait appartenir à un itinéraire secondaire très ancien, venant de Blismes et conduisant à Moulins-Engilbert, en longeant le massif du Morvan à sa limite avec la plaine calcaire du Bazois et en coupant des voies principales d'orientation ouest-est. Au Moyen Age, son rôle est important, car ilétablit un lien entre Vézelay et les régions plus méridionales. Au sud du bourg, l'itinéraire traverse alors la seigneurie de Chandioux. Les voies gallo-romaines avaient une largeur de 9 mètres et étaient constituées d'un hérisson de petites pierres, dans lesquelles les roues des chariots ont laissé des ornières parfois encore visibles.

 

Vous pouvez retrouver l'inventaire du patrimoine de la Commune de SAINT-PEREUSE (anciennes tuileries, huileries, four à chaux, etc.) sur le site du Parc du Morvan en cliquant ici.